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Coups d´oeil sur le XVe siècle

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La peinture de chevalet
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Introduction

Voici une comparaison de Michel-Ange:
«La peinture flamande plaît à tous les dévots mieux que la peinture italienne. Celle-ci ne leur arrache pas de larmes, celle-là les fait pleurer abondamment. Et ce n'est pas une conséquence des mérites de cet art; seule la sensibilité extrême des dévots en est cause. Les tableaux flamands plaisent aux femmes, surtout aux vieilles et aux très jeunes, de même qu'aux moines et aux religieuses, et enfin aux gens du monde qui ne sont pas susceptibles de comprendre la vraie harmonie. En Flandre, on peint avant tout pour rendre exactement et à s'y méprendre l'aspect extérieur des choses. Les peintres choisissent de préfé­rence les sujets qui provoquent un transport de piété, comme les figures de saints ou de prophètes. Mais la plupart du temps, ils peignent ce qu'on appelle un paysage avec beaucoup de personnages. Quoique l'œil soit frappé agréablement, il n'y a là ni art ni raison, ni symétrie ni propor­tions, ni choix des valeurs ni grandeurs: bref, cet art est sans force et sans gloire; il veut rendre minutieusement beaucoup de choses à la fois, dont une seule aurait suffi pour qu'on y vouât toute son application ».

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Evolution de la peinture de chevalet durant le XVe siècle

    La peinture de chevalet désigne une exécution sur panneau ou parfois sur toile, aisément transportable. Les auteurs qui contribuèrent à son essor sont désignés sous le vocable de primitifs. La demande pour ces oeuvres s´accru considérablement dans une Europe commerçante bien  remise de la peste qui la décima au cours du siècle précédent.  Le style était sorti de la longue nuit de l´âge byzantin comme certains le qualifièrent. Nuit étonnante lorsque je songe à l´or utilisé pour les fonds. Une lumière à l´état pur, utile à mieux souligner l´intemporalité des prototypes représentés.

     En Italie, le sujet perdit progressivement de son immatérialité voulue par les canons et s´approcha de la nature. Ce faisant il gagna également en mouvement. Vasari, le premier historien de l´art qualifia ce renouvellement par «Rinascità ou rinascimento». Pré-renaissance du Trecento, "après Pétrarque, les belle lettres fleurirent; après Giotto, les mains des peintres se levèrent, et déjà nous voyons que les deux arts sont parvenus au plus haut", (Pie II, 1458-1464). Renaissance du quattrocento. Les années 1400 ! Les élites humanistes de la côte adriatique orientale importèrent ce style pour manifester leur sentiment d´appartenance à la culture occidentale.
     Pendant ce temps, sous le soleil septentrional, les Flamands améliorèrent la siccativité de l´huile, firent, à leur manière, vibrer les glacis. Horror vaqui, le gothique avait horreur du vide et le souci du détail vint enrichir des décors réalistes, s´attarda à identifier l´opulence.  Le portrait prit place dans la surface délimitée par le cadre. Fit même, par certains subterfuges en trompe l´oeil, mine d´en être contrarié. Quand ce n´était pas, le peintre lui-même qui s´y insinuait, profitant des progrès techniques du miroir. Le XVe passe de l'exaltation du divin à celui de l'égo.
     La fastueuse cour de Bourgogne étendit sa sphère d´influence. Favorisa la diffusion et fit évoluer le «gothique tardif qui se complaisait dans le reste de l´Europe. 
     Les nombreuses écoles développèrent des styles particuliers bientôt suivis et multipliés par de nombreuses copies.  Voyons comment on devenait compagnon.